28 déc. 2009

A photograph is a secret about a secret. The more it tells you, the less you know. - Diane Arbus (1923-1921)

Je ne vous ferai pas part de l'ennui et de la frustration que m'inflige ce blocus. C'est dit.
Non, parce qu'au milieu de ces centaines de pages bourrées de fautes de frappe et d'orthographe de mes éminents professeurs, il y en a bien quelques-unes qui m'intéressent. Encore heureux, me direz-vous.

Du coup, j'avais envie de partager (c'est sûrement l'esprit de Noël qui m'enivre encore). Voilà quelques photos tirées de mon cours "Principes et langage de la photographie". Ça m'a touché, ça m'a surpris, ça m'a fait ouvrir de grands yeux.


Sebastiao Salgado - Inde, 1985.
Critiqué pour sa volonté d'esthétisation de la misère


Sophie Ristelhueber - Série "Every One"
Incapable de rendre compte de la haine durant la guerre en Yougoslavie, elle en témoignera métaphoriquement à travers des photos de cicatrices prises dans un hôpital parisien.



Raymond Depardon - Hôpital psychiatrique de San Clemente (Italie)
Le lâche devenu Photographe du Dedans.


Marc Riboud - 1968
"La jeune fille au fusil", durant une manifestation contre la guerre du Vietnam.



Robert Doisneau, le "passant patient".
Le premier photographe que j'ai admiré, pour sa photographie "Le Baiser de l'hôtel de ville"



Aron - Lili

17 déc. 2009

Explosage de braguette à coup de dinde, S-1

Ma ville s'est recouverte d'un manteau blanc.. C'est si poétique. Ce qui l'est moins, c'est qu'inévitablement ce "joli manteau gnagnagna" me rend les doigts de pieds tout bleus, les mains dénuées de toute sensibilité (mis à part la plaisante et sympathique sensation de froid, entendons nous bien) et un nez d'alcoolique auquel pend la petite goutte de circonstance. Que c'est beau, l'Hiver. Et oui, la dinde ronchonne arrête de jouer la rabat-joie. Ah, non ..



Non mais sérieusement, qu'est-ce que c'est que cette manie de suspendre un père Noël à sa fenêtre. Un, ça passerait encore, quoique je doute sincèrement que sa corpulence lui permette de s'éclater à grimper à la corde par -39°. Mais un bonhomme rouge à chaque fenêtre de l'immeuble, non, c'est pas du tout crédible!
Puis y a ceux pour qui Noël, c'est LA grosse occasion d'en jeter plein la vue au voisin. Et par "plein la vue", j'entends "un aveuglement causé par une guirlande bleue de 500W" posée le 15 novembre, qui fait plus passer la maison pour l'entrée d'un club de strip-tease qu'à un lieu où l'on s'apprêter à fêter la venue au monde de l'enfant Jésus.

Et puis, j'espère que "le miraaacle annoncééé s'accompliiit" de ce fameux chant prédit en fait que tout ce que j'ai dépensé en cadeaux réapparaitra comme par enchantement sur mon compte le 25.
Aaah, la magie de Noël.

Joke. J'aime cette fête. Non mais oh.

8 déc. 2009

Je suis (peut-être pas) un (tel) gland.

Deux heures de travail, 6 pages de vocabulaire de la plus délicate des langues (hum), 3 mandarines et 2 pièces en chocolat plus tard, j'arrive à la constatation que je n'étais pas vraiment gâché ou perdu mon temps.

Autour de moi, tout parait normal. Rien de bien neuf sur Facebook, à part une énième notification de "Paf, la dinde de chien". Pas de mail ou de message hyper urgent. Apparemment, je peux consacrer du temps à travailler et étudier sans le regretter réellement. Bon évidemment, tous les facteurs étaient réunis pour mener à cette grande et belle réussite, à savoir: Un temps pourri bien de chez nous, un frangin en examen, un mois de décembre déjà bien entamé et un soleil qui se couche à quatorze heures.

Oui ben moi, j'suis fière. (Vivement le blocus \o/)

Post-Scriptum: En cherchant de quoi illustrer mon post, j'en ai vu plus que mes chastes yeux ne peuvent en supporter. Optons pour le bon goût et le village de "Gland"(-sur seine).

Scarlett Johansson & Pete Yorn - Relator

5 déc. 2009

Je suis un gland.

Le pire, dans l'art d'être fainéant, c'est que je n'assume pas du tout mon statut de larve. Et je me trompe moi-même. Après avoir passé une heure à ranger des cours, à répondre à des mails de travaux de groupes et à foutre des post-it jusque sur mon pot de cactus, je me sens satisfaite et j'ai l'impression d'avoir vraiment avancé. Ma fesse, oais. Au final, j'ai pas lu ce bouquin, j'ai pas ouvert ce syllabus et j'ai encore moins étudié ce vocabulaire. Et en bonne procrastinatrice, je me dis que demain, j'aurai encore le temps de faire tout ça, que c'est pas si terrible. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour être cette fille hyper organisée, qui arrive à s'atteler à la tâche quand il le faut.

Heureusement, j'en trouve toujours un pire que moi. Et quel bonheur de se dire alors : "Il est pas dans la merde..."

Paolo Nutini - Growing up beside you

13 nov. 2009

2012, mon cul.

Comme on avait loupé le coche en l'an 2000, on remet ça le 21 décembre 2012: Préparez-vous, dans 3 ans on va tous crever.
Bon sang ce que ces histoires de bonnes femmes peuvent m'agacer. J'ai bien ri (jaune) quand j'ai appris ce midi que la NASA avait été obligée de démentir l'info. Non mais, y en a vraiment qui croient sérieusement à ces légendes inventées par des gens qui vivaient à moitié nus? (Non pas que je veuille insulter la civilisation maya. J'adore les mayas, j'ai des posters d'eux partout dans ma chambre.)

Et tout ça pour un énième film catastrophe dans lequel un héros improbable va parvenir à sauver le monde à la force de ses petits bras, de son petit cerveau et de ses contacts avec le gouvernement américain. Le contenu est toujours le même, avec trois variantes: C'est de la faute des extra-terrestres, des changements climatiques ou d'une puissance supérieure.
Donc c'est pas bien compliqué de faire un film catastrophe: vous choisissez une des trois causes proposées, et vous faites tout péter.


B.E.P. - Meet me halfway

3 sept. 2009

Il n'est jamais trop tard

C'est extrêmement jouissif de préparer sa valise, alors que beaucoup ont repris les cours ou le boulot. Surtout quand c'est pour le remplir de bikinis et de tenues (très) légères. Bien sûr, je n'espère qu'une chose: un cataclysme à base de grêlons, de neige boueuse et de pluie constante en Belgique. Bah oui, expliquez-moi quel plaisir tire-t-on de nos vacances au soleil quand il fait 35°C chez soi? C'est frustrant. Très méchant aussi, ouuh.

J'aurais bien aimé poster un petit quelque chose sur le Pukkelpop, mais le temps qui passe le rendrais certainement beaucoup moins intéressant. Je dirais donc seulement que j'ai aimé cette foule vibrante, ces rendez-vous qui nous font tous converger comme des apôtres vers un même messie: la musique. Et puis la malbouffe, les toilettes comme voisines de tente, les odeurs qui vous suivent où que vous alliez, les douches, ou plutôt l'oubli de l'existence de douches et de leur concept: rester propre, .. Rien de tout cela n'a compté.

La vie est un pur shoot d'expériences, de bonheur surtout.

David Guetta - Memories

25 août 2009

And you give yourself away.

Hell, yeah. Je suis revenue il y a maintenant plus d'une semaine de Londres et je me décide enfin à faire un petit compte-rendu de ces 4 jours. Compte-rendu qui risque bien d'être plus long que le post qui accompagnait mon retour du city-trip avec M., en janvier (Pour votre plus grand plaisir, hein, hein?)

Quatre jours dans Londres-la-magnifique, c'était exactement ce qu'il me fallait. J'en avais assez de voir partir et revenir les gens et de baver à m'en noyer devant leurs photos de vacances. Et puis, ça faisait du bien de changer un peu d'air et de n'avoir de comptes à rendre à personne. Oh, et c'était notre premier voyage en amoureux.

Histoire de se mettre directement dans le bain et après un rapide passage à l'hôtel, on s'est rendu dans l'empire Al Fayed: Harrods. Et bien sûr, on s'en met plein les yeux. Des trucs brillants par là, des fringues aussi magnifiques qu'inabordables par ici et des jouets dont on a toujours rêvé étant gosse là-bas.
Bien sûr, quand on part avec un homme dingue de foot en Angleterre, on n'y coupe pas, on va voir au moins un stade. Oh, je vous vois venir; vous m'imaginez trainant la patte en faisant un max de boudin devant le programme.. Et bien non. On s'est prêté à de bons vieux jeux photos devant des affiches et au final, le tour du stade de Chelsea s'est révélé être un bon moment.
Ah, autre chose auquel on n'a pas coupé (tiens, je pense même que j'aurais été déçu du contraire): La british rain. Rafraichissante, en fait, quand on pense à la journée (trop) ensoleillée et hyper suffocante qu'on venait de passer.


Si le zoo de Londres ne semble pas une bonne idée de visite pour tout le monde (dixit la mère de famille bien chiante, devant nous dans la file, qui râlait parce que de toute façon, "On a ça chez nous!"), pour nous ce fut un de nos meilleurs moments à Londres (mais alors, long le moment. 5 petites heures à peine). Et c'est là qu'on se rend compte que les parcs londoniens sont tout simplement gigantesques, puisque le zoo n'occupe qu'une petite partie de Regent's Park.
Piccadilly, j'avais jamais vu (Shame on me!). Après le grand air au parc-à-roses, on s'est bien senti dans la grande ville, avec tout ce trafic et ces panneaux qui semblent sortis tout droit de Time Square.
On a pas résisté à Big Ben by night, bien sûr. Y'a rien à dire, regarder l'oeil de Londres illuminé, avec la Tamise qui coule sous nos pieds, y'a rien de plus romantique.

Se taper tout Oxford Street ainsi que Piccadilly alors qu'on a déjà deux bonnes journées de marche dans les rotules, c'était pas la meilleure idée qui soit. Qu'à cela ne tienne, je me suis réconfortée avec trois paires de chaussures, des fringues, et quelques babioles. Et un KFC bien épicé par-dessus le marché, y'a rien de mieux pour me remettre d'aplomb.

Un rien éreintés, on a fait le dernier jour plutôt soft. Le marché de Portobello, surtout pour admirer les façades et les portes colorées, Soho et sa petite église, au pied de laquelle on a regardé passer les nuages et finalement Hyde Park, dont on ne voit pas le bout, et dans lequel on a passé quelques heures, à ne rien faire, simplement.


U2 - With or without you