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9 févr. 2010

"A guitar isn't just for Christmas" - Charlie Winston

Hier soir, c'était quelque chose. Musicalement et émotionnellement.

M. et moi, on est arrivée en retard, on a débarqué en plein milieu de la première partie du concert. Sur scène à ce moment là, un gars avec de longues boucles brunes avec une voix qui nous surprend; "C'est vraiment pas mal". Ok, Medi & the Medicine Show, c'est à checker sur MySpace en rentrant, à réécouter parce que ça vaut le coup et puis que là, on est un peu trop impatientes.

Ensuite, y a ce moment réellement bon. Les lumières s'éteignent, on sait que ça va commencer, on ne sait pas comment, mais ce bref moment suffit à me donner le sourire.
Et voilà qu'un rideau rouge se lève sur un mec un peu barré et chapeauté. Ce n'est pas lui, mais pendant quelques secondes la foule était interrogative, ne savait sur quel pied danser.
Un spot éclaire une autre partie de la scène et c'est un Charlie Winston hyper charmant qui nous fait face. Les premiers accords de guitare, de piano, c'est parti pour plus de deux heures de bonheur.

J'en parle, parce que de tous les concerts que j'ai vu jusqu'à présent, c'est l'artiste qui (m')a le plus donné.
C'était émouvant, drôle, captivant, généreux. C'était un véritable échange qu'il cherchait avec ce public dont je faisais partie, pas deux ou trois "Ca va Bruxelles? Je vous aime!".
Finalement, je pense que je ne cherchais plus à l'évaluer, histoire de pouvoir dire si il était bon ou pas en live, j'espérais juste qu'on soit à la hauteur de ce qu'il cherchait à travers nous.
Et son français désastreux, mais de bonne volonté, s'est juste rajouté à son charme.
Le genre de moment dont on rêvasse dans son lit, avant de s'endormir, les oreilles encore bourdonnantes, l'émotion encore présente, le sourire au cœur.

Medi - Charlie - Le doux dingue

28 déc. 2009

A photograph is a secret about a secret. The more it tells you, the less you know. - Diane Arbus (1923-1921)

Je ne vous ferai pas part de l'ennui et de la frustration que m'inflige ce blocus. C'est dit.
Non, parce qu'au milieu de ces centaines de pages bourrées de fautes de frappe et d'orthographe de mes éminents professeurs, il y en a bien quelques-unes qui m'intéressent. Encore heureux, me direz-vous.

Du coup, j'avais envie de partager (c'est sûrement l'esprit de Noël qui m'enivre encore). Voilà quelques photos tirées de mon cours "Principes et langage de la photographie". Ça m'a touché, ça m'a surpris, ça m'a fait ouvrir de grands yeux.


Sebastiao Salgado - Inde, 1985.
Critiqué pour sa volonté d'esthétisation de la misère


Sophie Ristelhueber - Série "Every One"
Incapable de rendre compte de la haine durant la guerre en Yougoslavie, elle en témoignera métaphoriquement à travers des photos de cicatrices prises dans un hôpital parisien.



Raymond Depardon - Hôpital psychiatrique de San Clemente (Italie)
Le lâche devenu Photographe du Dedans.


Marc Riboud - 1968
"La jeune fille au fusil", durant une manifestation contre la guerre du Vietnam.



Robert Doisneau, le "passant patient".
Le premier photographe que j'ai admiré, pour sa photographie "Le Baiser de l'hôtel de ville"



Aron - Lili

17 déc. 2009

Explosage de braguette à coup de dinde, S-1

Ma ville s'est recouverte d'un manteau blanc.. C'est si poétique. Ce qui l'est moins, c'est qu'inévitablement ce "joli manteau gnagnagna" me rend les doigts de pieds tout bleus, les mains dénuées de toute sensibilité (mis à part la plaisante et sympathique sensation de froid, entendons nous bien) et un nez d'alcoolique auquel pend la petite goutte de circonstance. Que c'est beau, l'Hiver. Et oui, la dinde ronchonne arrête de jouer la rabat-joie. Ah, non ..



Non mais sérieusement, qu'est-ce que c'est que cette manie de suspendre un père Noël à sa fenêtre. Un, ça passerait encore, quoique je doute sincèrement que sa corpulence lui permette de s'éclater à grimper à la corde par -39°. Mais un bonhomme rouge à chaque fenêtre de l'immeuble, non, c'est pas du tout crédible!
Puis y a ceux pour qui Noël, c'est LA grosse occasion d'en jeter plein la vue au voisin. Et par "plein la vue", j'entends "un aveuglement causé par une guirlande bleue de 500W" posée le 15 novembre, qui fait plus passer la maison pour l'entrée d'un club de strip-tease qu'à un lieu où l'on s'apprêter à fêter la venue au monde de l'enfant Jésus.

Et puis, j'espère que "le miraaacle annoncééé s'accompliiit" de ce fameux chant prédit en fait que tout ce que j'ai dépensé en cadeaux réapparaitra comme par enchantement sur mon compte le 25.
Aaah, la magie de Noël.

Joke. J'aime cette fête. Non mais oh.

3 sept. 2009

Il n'est jamais trop tard

C'est extrêmement jouissif de préparer sa valise, alors que beaucoup ont repris les cours ou le boulot. Surtout quand c'est pour le remplir de bikinis et de tenues (très) légères. Bien sûr, je n'espère qu'une chose: un cataclysme à base de grêlons, de neige boueuse et de pluie constante en Belgique. Bah oui, expliquez-moi quel plaisir tire-t-on de nos vacances au soleil quand il fait 35°C chez soi? C'est frustrant. Très méchant aussi, ouuh.

J'aurais bien aimé poster un petit quelque chose sur le Pukkelpop, mais le temps qui passe le rendrais certainement beaucoup moins intéressant. Je dirais donc seulement que j'ai aimé cette foule vibrante, ces rendez-vous qui nous font tous converger comme des apôtres vers un même messie: la musique. Et puis la malbouffe, les toilettes comme voisines de tente, les odeurs qui vous suivent où que vous alliez, les douches, ou plutôt l'oubli de l'existence de douches et de leur concept: rester propre, .. Rien de tout cela n'a compté.

La vie est un pur shoot d'expériences, de bonheur surtout.

David Guetta - Memories

16 avr. 2009

Relativisons

J'ai perdu le seul et unique homme de ma vie. Il était beau et noir. Ses courbes faisaient frémir mes doigts, et à sa seule vue, je devenais comme folle. Il faisait ces petits bruits qui me plaisaient tant...
Et un connard me l'a piqué, mon appareil photo.
J'ai beau me dire que ce n'est que matériel, ça fait quand même mal. Comme il dirait, c'était mon jardin secret à moi. Et mon job de vacances cette année, ça sera un vrai remake de "Souviens-toi l'été dernier... quand tu retournais des hamburgers pour te payer ton bijoux"

Enfin bon, on va pas en chier un cake, les amis. Personne n'est mort (mis à part le voleur en question, à qui j'ai tordu les orteils, pincé de toutes mes forces, fait voir les pires comédies romantiques cul-cul-guimauve-chiantes toute la nuit, dans mes plus beaux rêves) et on ne va pas jouer aux anarchistes "Société de merde, tous pourris ". Bon, juste un peu... voilà, c'est fait.

Anyway, j'ai quand même passé des vacances dont je n'ai pas à me plaindre. L'Andalousie est vraiment une région magnifique et j'ai eu le plaisir de revenir avec de magnifiques coups de soleils sur le nez et les genoux. Le voyage tant attendu a été suivi de trois jours plutôt pas mal en Ardennes (sans eau, sans électricité). Je suis une vraie G.I.

Elliott Smith - Because

11 avr. 2009

J'fais une escale ..

L'Andalousie c'était ..


Charlie Winston - Boxes

2 avr. 2009

Je pars ..

Et je ne rentre pas avant le 10'. Juste le temps de faire une petite lessive, et puis je vous quitte à nouveau. Je m'en vais rectifier ce tein un peu palôt..
Et à tous ceux qui bossent.. c'est con, hein! =)

26 déc. 2008

Christmas Sucks ...

Enfin, c'est ce que n'importe quelle personne dotée d'une once de pitié dirait si elle voyait l'état dans lequel je me trouve (C'est connu, à Noël, la tradition est de se plaindre, gnééh). Sanglotons quelques instants sur mon triste sort (torrent de larmes, hurlements de douleur):

Comment mieux vivre l'annuel interminable repas de ma grand-mère qu'avec une dent de sagesse en moins (hein, je vous le demande !)?
Une chose est sûre, pour les autres, c'est très drôle. Je vous passe le désormais cultissime "T'as quoi dans la bouche, là?" ou le "On ne parle pas la bouche pleine !".

J'ai mon frère jumeau qui me pousse sous la joue.
50 centimètres, 3.5 kilos. Qu'il est mignon.

Ce qu'il y a de bien, dans le repas sans fin de la naissance de Jésus (Oui mes amis, notre société ultra-consommatrice oublie bien souvent que c'est lui, le grand roi de la fête. Aha), c'est que pour combler l'ennui, on mange.
Pour ce qui est de la nourriture, ma mère-grand, elle sait y faire. Elle nous sort la totale; tous ces mets que l'on réclame au long de l'année sont concentrés en un repas. Repas que je n'ai pu ingérer, faute de la présence d'une dent, ô combien chère à mes yeux (Je tape des poings, je me roule par terre, je mords les coussins et toutes autres sortes d'activités qui indiquent un bonheur sans faille). La soirée est gâchée. Cette année, je ne me goinfrerai pas (J'essayerai quand même, hein, 'faut pas exagérer).

Ma mère a remis ça, une fois encore. Elle a la curieuse manie de vouloir tout mettre sous le sapin (y compris la petite lampe à pile, d'un diamètre de 5cm). C'est ainsi que je me suis retrouvée à essayer devant toute la famille un peignoir brun, 100% pilou. Merci maman.

J'ai aussi la désagréable impression de ressembler au bonhomme Michelin, enceinte jusqu'aux yeux. Non, je n'ai (quasiment) rien avalé, mais après deux jours d'effluves de nourriture bien nourrissante, c'est comme si j'avais concouru au championnat du monde du plus grand mangeur de hot-dogs (et que j'avais gagné).



Résolution pour 2009 : J'arrête de ma plaindre.